Atelier international sur le développement du secteur énergétique au Bénin

Atelier énergies renouvelables Ministère de l'Energie

Les différents acteurs apprécient à juste titre les efforts du Gouvernement dans le sous-secteur.

Porto-Novo, la capitale du Bénin, abrite les 12 et 13 juin 2018, un atelier international pour le développement et le financement des énergies renouvelables au Bénin. PTF, experts, cadres, personnes ressources du secteur de l’énergie, opérateurs, financiers ont répondu présents à cet important rendez-vous, qui constitue une première depuis 1960 dans le sous-secteur dans notre pays.
Toujours dans sa logique d’offrir aux populations béninoises de l’énergie électrique propre, fiable et à coût abordable, le Gouvernement du Président Patrice TALON multiplie les initiatives. Et depuis ce mardi 12 juin 2018, MB Hôtel de Porto-Novo abrite un important atelier international pour le développement et le financement des énergies renouvelables.

Un lieu d’échanges et de partage.

Et c’est avec beaucoup de joie et de satisfaction que le ministre de l’Energie, initiateur de ce rendez-vous du donner et du recevoir, a fait le constat que les différentes entités concernées ont répondu massivement présentes à son invitation.

Si la 1ère adjointe au maire de Porto-Novo et le préfet de l’Ouémé ont souhaité la bienvenue aux participants, et invité ces derniers à tirer le meilleur profit de ces assises, le représentant des acteurs du secteur de l’énergie est allé plus loin. Pour Charles Aguêh, Directeur général de WINCH Energy-Bénin, « les énergies renouvelables doivent être au cœur des stratégies gouvernementales pour l’adaptation au changement climatique et le développement durable des territoires… ». Ainsi, les mesures et initiatives favorables pour le développement du secteur dans le mix énergétique de notre pays sont autant d’actions qui prouvent que le Bénin a compris l’enjeu et met tout en œuvre pour sortir de la précarité énergétique. Ce qui aidera à donner un coup de pousse à la transformation structurelle de l’économie béninoise voulue dans le PAG. Car, les TIC, le Transport… et l’Energie restent des priorités du Gouvernement de la Rupture, renchérit-il. Pour lui, cet atelier se veut un lieu de rencontre entre les acteurs et les Partenaires techniques et financiers (PTF) du secteur afin d’identifier ou de définir les leviers d’actions en vue d’accroitre la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique au Bénin. Donc, « il ne s’agit pas d’identifier une technologie, un modèle économique, un mécanisme de financement, mais plutôt un éventail de solutions adaptées aux conditions locales… », a formulé comme vœu le représentant des acteurs du sous secteur des énergies renouvelables.

Que ce soit les représentants des PTF, celui de l’Association interprofessionnelle du sous secteur des énergies renouvelables et les personnes ressources qui ont pris la parole, tous ont unanimement salué l’organisation de cet atelier, et surtout émis le vœu que ses retombées permettent au Bénin de voir très rapidement le bout du tunnel dans le domaine de l’énergie électrique.
Potentialités et défis.

Le Ministre de l’Energie, très content et confiant des travaux, a rappelé à nouveau la priorité que le Gouvernement accorde à ce secteur stratégique pour l’économie béninoise qu’est le domaine de l’énergie. Les actions menées pour juguler le délestage quelques mois seulement après le début du mandat du Président Talon en avril 2016, la construction de la centrale thermique de 120 Mw à Maria Gléta dont la réception est attendue pour le 1er semestre de 2019, la construction de centrales hydroélectriques d’Adjarala et de Dogo Bis à vocation multifonctionnelle, l’implantation de centrales solaires photovoltaïques de capacité totale de 95 Mw, la structuration d’une filière biomasse-combustible d’environ 15 Mw etc. sont autant de projets qui permettront de tourner le dos de façon durable aux problèmes énergétiques. Selon Dona Jean-Claude HOUSSOU, les PTF, les experts des structures privées, des institutions nationales, régionales et internationales regroupés à Porto-Novo doivent « échanger, identifier et définir des actions concrètes visant à changer de paradigme en matière d’introduction d’énergies renouvelables dans le mix énergétique au Bénin… ». Ce qui sous-entend que « ce changement ne pourra s’opérer qu’après un bon diagnostic des problèmes liés à l’éclosion du secteur des énergies renouvelables, la définition des éléments de politique et de stratégies opérationnelles …, la présentation d’un mécanisme efficient de coordination des actions de développement des énergies renouvelables ». Par conséquent, le ministre de l’Energie a invité les participants à réfléchir sur « les potentialités et les défis des énergies renouvelables et leur efficacité énergétique, les politiques et mécanismes d’appropriation à travers la recherche et le développement, les innovations technologiques et le renforcement des capacités en énergies renouvelables, les instruments financiers qui existent et visant à appuyer durablement le sous-secteur, les avantages économique, social et environnemental du développement des énergies renouvelables au Bénin, en prenant en compte le genre et l’inclusion sociale, le développement, la promotion, la régulation et la règlementation des énergies renouvelables ». Pour lui, le Gouvernement béninois compte sur les participants pour trouver des solutions durables afin de mieux « Révéler le Bénin ».
Il a tenu à remercier toutes les parties prenantes, en particulier, RECASEB, l’Union européenne, MCA et MCC, la Banque mondiale, Pnud, Giz, Afd, Infraco, Asper etc. pour leur participation et apports importants.

Rappelons que c’est l’expert Luc GNACADJA, ancien ministre béninois de l’Environnement et de l’habitat qui a introduit les débats par un Grand oral. Il a mis l’accent sur l’état des lieux dans ce sous-secteur, et surtout présenté les avantages liés aux énergies renouvelables. Pour les besoins de la cause, trois panels ont été mis en place.

Démarrés le mardi 12 juin 2018, les travaux prennent fin ce mercredi avec la présentation et l’adoption du rapport général sous la présidence de Dona Jean-Claude HOUSSOU, Ministre de l’Energie.